Les gens d’affaires sont dynamiques et généralement assez disciplinés. Ils doivent bien maitriser leur domaine d’expertise tout en surveillant les indicateurs comptables de leur entreprise. Ils savent négocier avec les clients et les fournisseurs pour trouver un équilibre qui leur assure une rentabilité.

Toutefois, en dehors des affaires habituelles, ils sont souvent trop confiants. L’achat d’une entreprise, la fusion avec un concurrent, le départ d’un associé, l’accueil d’un investisseur, la vente d’une innovation ou même la conclusion d’un bail commercial sont trop souvent conclus par une poignée de main ou par un contrat sommaire.

Quand les choses se corsent et que les amitiés ne tiennent plus, on découvre alors les lacunes dans les ententes conclues et les conséquences désastreuses qui peuvent en découler.

C’est généralement à ce moment que les gens consultent un avocat.

Et généralement, ils trouvent les services très chers. Pas étonnant !

En effet, une relation d’affaires est comme une maison : Ça prend un terrain solide, des fondations fortes, une bonne structure et un entretien régulier. Quand on a construit sur un sol instable, quand nos assises sont faibles ou quand les petits bobos qu’on a négligés ont fini par attaquer la charpente, c’est plus coûteux.

Consulter un avocat parce qu’on est en litige est dispendieux puisqu’il lui faudra, entre autres, préparer le dossier, écrire des procédures, répondre à celles de l’adversaire, faire les interrogatoires, vérifier l’état du droit, monter le cahier des autorités pour la cour, et, plaider. Des dizaines d’heures pour tenter de réparer un tort qui aurait généralement pu être évité.

Alors que, si les parties avaient dès le départ soumis leur projet d’entente à un avocat, individuellement ou conjointement, celui-ci aurait pu clarifier l’intention des parties, mettre au jour des lacunes, des contradictions ou des iniquités, prévoir des clauses de garanties acceptables et suggérer des modes alternatifs de règlement des conflits susceptibles d’éviter un procès. Et ce, en quelques heures seulement.

On pense souvent à l’avocat quant ça va mal. C’est peut-être à cause du rôle que les séries télévisées lui réservent. Pourtant, une grande part de la pratique d’un avocat, qui est pour moi la plus utile et la plus gratifiante, est celle d’agir comme conseiller juridique quand ça va encore bien, pour éviter les litiges en protégeant les intérêts du client avant qu’il se soit engagé.

Pouvoir consulter un avocat durant la négociation d’un contrat est un droit, même si les clauses en sont confidentielles. Ne vous en privez pas.

Ne serait-ce que pour prendre du recul et pour soupeser les avantages et les risques avec l’aide d’une personne qui n’est pas impliquée émotivement dans le projet et qui a les compétences et l’expérience requises, consulter un avocat avant la conclusion d’une entente est un investissement qui vaut le coût. Consultez avant de vous embarquer!

Voyez la section « services » ou contactez-moi pour plus de détails.